Canal ISCPA - L'information traitée par les étudiants en journalisme de l'ISCPA Paris

Accueil du site > Culture > Anna Calvi, la tornade venue de Londres

Anna Calvi, la tornade venue de Londres

vendredi 7 janvier 2011, par Laetitia Reboulleau

Révélée dans les petites salles et découverte par les Inrocks, Anna Calvi, nouvelle petite bombe du rock glamour.

Derrière son apparence de jeune fille anglaise aux yeux bleus et aux cheveux bouclés, intimidée par le show business, Anna Calvi propose un premier album aux résonnances à la fois rock et ethniques, grâce à des percussions entêtantes. Ses chansons dévoilent une maturité étonnante pour un premier opus. Révélée lors du dernier festival Les Inrocks Black XS, la jeune femme de 28 ans, auteur, compositeur et interprète, est en réalité une ancienne timide qui a pris confiance en elle. Elle est désormais consciente de son charme et de son talent : « A la base, je murmure : j’ai vocalisé des journées entières, cachée chez moi, rideaux tirés, sans rien dire à mes proches, sur des disques de Piaf ou Elvis… Mais je n’avais pas le choix : je DEVAIS chanter », confie-t-elle aux Inrocks. Aujourd’hui, elle n’a plus peur de l’extravagance, ni de chanter fort, profitant de la sûreté de sa voix, grave et profonde. Sur scène comme en studio, elle est accompagnée d’un duo atypique. Stan, batteur de jazz, et Mally : multi-instrumentaliste trimballant toute une flopée d’instruments, que vient souligner la guitare endiablée d’Anna. La jeune anglaise fait petit à petit son chemin, et s’offre même le luxe d’un duo avec Brian Eno, qui n’hésite pas à la comparer à la grande Patti Smith des années 70. Anna Calvi n’aime pas les catégories bien rangées. Sur scène, elle entre, solennelle, avant de s’enflammer, mais sans excès, toujours glamour. Pour elle, les musiques peuvent et doivent être mélangées comme les couleurs sur une palette. C’est pourquoi elle n’hésite pas à enrichir ses morceaux à base rock’n’roll avec la chaleur du flamenco, la noirceur de la musique gothique, ou encore à des rythmes bluesies. Un album mélange, qui lui ressemble jusqu’à porter son nom.

Photo: normko

Répondre à cet article


Street Reporter   Plan du site | Espace privé | Qui sommes-nous ? | Contactez-nous | RSS 2.0 Suivre la vie du site