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Autopsie d’un succès annoncé

mercredi 2 décembre 2009

Autour du phénomène Paranormal Activity se cristallise une myriade d’œuvres qui, malgré un budget minuscule, ont atteint des sommets au box office.

« Le film le plus terrifiant de l’année ». Voilà sous quelle étiquette se présente Paranormal Activity, qui aujourd’hui dans les salles obscures demain. Véritable phénomène outre-Atlantique, ce petit film d’épouvante a littéralement fait exploser le box office. Plus de 107 millions de dollars récoltés pour une mise de départ évaluée à… 15.000 dollars. Sorti le 25 septembre aux Etats-Unis dans un réseau de salles très restreint, seulement 12 cinémas, le « buzz » Paranormal Activity s’est vu amplifié par les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook. Parallèlement, la Paramount a mis en ligne une plate-forme sur laquelle les internautes pouvaient réclamer eux-mêmes la projection du film dans des cinémas près de chez eux. Rapidement le million de demandes est atteint, pour le résultat que l’on connaît aujourd’hui. Véritable ode au cinéma de genre, le synopsis ne dépasse pas une page, témoignant de son incroyable efficacité. Un jeune couple suspecte leur maison d’être hantée. Ils décident alors de mettre en place une surveillance vidéo durant leur sommeil afin d’enregistrer les évènements nocturnes dont ils sont les victimes. Les images récupérées de septembre à octobre 2006 ont été montées en un film de 86 minutes, Paranormal Activity.

Blair Witch, le modèle du genre

En rappelant le mythique Projet Blair Witch (1999), le film d’Oren Peli utilise également les mêmes codes : acteurs débutants et inconnus, caméra DV, budget microscopique et campagne de communication savamment orchestrée. Auréolé de ses 250 millions de dollars de recettes, Blair Witch n’est pour autant pas le seul long métrage à l’origine de l’inspiration. Open Water (2003), reprenait l’histoire d’un couple abandonné par leur équipe de plongée dans le Pacifique, perdu au large dans une eau infesté de requins. Le tout bien sûr tourné en DV pour conserver l’angle du vrai-faux documentaire. Encore ici le résultat financier dépasse toutes les espérances, 500.000 dollars de budget pour des recettes culminant à 52 millions de dollars. Les exemples sont nombreux mais ces trois longs métrages illustrent bien le potentiel de ces œuvres d’angoisse qui ont marqué les foules. Les plus anciens se souviendront de La Nuit des Morts-Vivants (1968), Vendredi 13 (1981) ou Evil Dead (1983). Les succès de Saw (2005), devenu une licence à succès, et de l’excellent [Rec] (dont le second épisode sort le 23 décembre) l’atteste. Comme quoi, le cinéma de genre peut encore plaire.

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