
Doper les ventes en ligne dans le creux de consommation qui précède les fêtes de fin d’année : c’est l’idée du cybermonday qui tente d’appâter les internautes à coups de super-discount en ligne. Né en 2005 aux Etats-Unis, ce concept se déroule tous les ans le lundi suivant Thanksgiving. Il a séduit les marchands du Net français et vient d’avoir lieu en France la semaine dernière, sept jours avant son coup d’envoi outre-Atlantique où il fait figure de baromètre du moral des consommateurs avant Noël.
A partir d’un site unique baptisé cybermonday.fr, les internautes ont accès à l’ensemble des bonnes affaires proposées par 300 cybermarchands. Tous les poids lourds du secteur y participent à l’image de la Fnac ou de Price Minister. Ces marchands promettent des réductions jusqu’à 90% ! Mais la moyenne se situe plus modestement aux alentours de 20%.
En dépit de la crise, les acheteurs n’ont pas boudé ce cybermonday. Le nombre de visiteurs uniques (la principale mesure d’audience de l’Internet) a augmenté de 24% cette année, soit 5,3 millions d’internautes. Le signe d’une belle vitalité du e-commerce qui résiste à la morosité ambiante. « Les marchands sont demandeurs de ce type d’opération puisque cela leur permet de s’offrir une bonne visibilité, et les acheteurs sont toujours à l’affût de la bonne affaire », expliquent les organisateurs de l’opération.Mais si les acheteurs sont plus nombreux, ils dépensent en revanche moins. « Tous les webs marchands ont connus une hausse de 20-25% cette année, analyse Pierre Kosciusko-Morizet, président de l’ACSEL (Association pour le Commerce et les Services En Ligne) Mais avec la crise, les achats se font sur des produits peu chers comme le textile. » Le fondateur de Price Minister en vient même à relativiser l’intérêt du cybermonday pour les consommateurs. « Ces offres restent très intéressantes par rapport à celles du commerce physique d’une manière générale plus cher que le commerce en ligne. Mais les rabais du cybermonday restent inférieurs à ceux des soldes d’après-fêtes, en janvier, conclut-il. Pour les très bonnes affaires, il faudra donc attendre.