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Taser, Besancenot : l’autre enquête

mercredi 15 octobre 2008, par Anne-Sophie ARTUR, Grégoire Barrault

Lundi paraissait sur le site l’Express.fr une information révélant que le porte-parole de la LCR aurait été filé par un détective privé. C’est le directeur de l’entreprise Taser France qui a été mis en garde à vue. Alors que chacun tire la couverture de son coté, une question reste sans réponse : Pourquoi faire suivre une personne ? Elie Cohen, détective, a tenté de répondre à cette interrogation.

« C’est dégueulasse ! Ces personnes là devraient aller en prison ! » Carlos Salazar, adhérent du Nouveau Parti Anticapitaliste du 91 est indigné, depuis qu’il a appris que Olivier Besancenot aurait été espionné par Antoine Di Zazzo, le directeur de la société Taser France. C’est cet homme qui a porté plainte contre Olivier Besancenot il y a quelques mois pour diffamation. En effet pendant la campagne présidentielle, en 2007, le porte-parole de la LCR avait sorti des chiffres d’Amnesty international concernant les morts dus au taser. Pour les pro-Besancenot, il est clair qu’il y a eu filature et que les coupables doivent payer. De plus, un chèque de 4000 euros aurait été adressé par la société Taser France au cabinet de détectives Dussaucy, qui est impliqué dans l’affaire. Mais au fait, en quoi consiste la filature ? Le détective Elie Cohen nous répond :

IMG/mp3/FILATURE.mp3

Du côté des accusés, dix personnes au total dont des policiers, un détective du cabinet Dussaucy, et Antoine Di Zazzo, la réponse semble moins évidente. Le directeur de Taser France, soupçonné d’avoir commandité la filature, nie les faits qui lui sont reprochés. Qu’il s’agisse donc de la victime ou des accusés, chacun tente de remettre la faute sur le voisin. Filature, pas filature, peu importe. La question qui persiste dans les esprits, c’est à quoi aurait servi cette filature, car même pour faire pression sur OIivier Besancenot, les arguments utilisés seraient sortis du contexte. Elie Cohen, détective privé, nous éclaire sur cette question :

IMG/flv/Elie_Cohen_et_Besancenot.avi.flv

Ce n’est donc pas tant la filature qui est mise en cause que son intérêt et sa légitimité. Si Antoine Di Zazzo a bien commandité une enquête sur Olivier Besancenot, il devra apporter des raisons valables pour se justifier.

Anne-Sophie Artur et Grégoire Barrault | Photo de Une : Idf-Fotos / Flickr

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4 Messages de forum

  • Taser, Besancenot : l’autre enquête

    27 janvier 2009 17:01, par Alain Delpey
    Bonjour, Vous avez demandé l’autorisation de diffusion de la photo à qui ? Merci IDF-FOTOS

    Voir en ligne : Auteur de la photos

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    • Taser, Besancenot : l’autre enquête 10 juillet 2009 11:45, par Michel Baldi
      Bonjour Je viens de prendre connaissance du problème. la photo, prise sur flickr était sensée être libre de droits. Si ce n’était pas le cas, désolé ! Je viens de la retirer. Je vous présente toutes nos excuses au nom de l’école et de nos étudiants. Cordialement MB

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      • Taser, Besancenot : l’autre enquête 24 juillet 2009 09:54, par Julien / Photojournalisme.fr
        Bonjour, Il est assez aberrant, pour une école formant des étudiants en journalisme d’utiliser les termes "libre de droit". De fait, cette expression n’existe pas, puisqu’une oeuvre, qu’elle soit photographique ou écrite, est soumise, en France, au Code de la Propriété Intellectuelle. Je ne vous ferai pas l’affront de développer plus largement, j’ose espérer que vous n’enseignez pas cela à vos étudiants, et que cette méprise n’est due qu’à un manque de temps... Cordialement, Julien Cassagne.

        Voir en ligne : Forum du Photojournalisme - Ecole de journalisme ISCPA

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        • Taser, Besancenot : l’autre enquête 24 février 10:08, par G.B.

          Bonjour,

          Je suis l’un des auteurs de l’article, qui consistait plus en un exercice pratique de mise en ligne de contenus audiovisuels qu’en un véritable exercice d’information. Nous sommes là pour apprendre, et je vous remercie de nous faire remarquer nos erreurs.

          En cours, on nous enseigne effectivement qu’il existe des contenus « libres de droits », même s’il ne faut pas prendre cette expression au pied de la lettre, et que nous pouvons entre autres utiliser des photos diffusées sous licences Creative Commons, en respectant bien sûr les règles propres à ces licences (usage non commercial, par exemple, ce qui est notre cas). Vous excuserez à ce propos le directeur pédagogique de l’école, qui ne parle pas comme un livre de droit mais dans le langage courant (employé par des photographes, des journalistes, et même des juristes).

          Si ce qu’on nous apprend est faux ou est en train de provoquer la mort du photo-journalisme, ne perdez pas de temps et contactez toutes les écoles de journalisme !

          Ceci dit, il me semble que les licences Creative Commons ont été adaptées en droit français depuis des années par le Centre d’Études et de Recherches de Science Administrative. L’argument comme quoi ce serait une tentative d’entrisme du droit américain est peu convainquant, à moins que vous n’ayez d’autres informations à ce sujet. Du reste, j’espère que nous n’avons pas bafoué le droit moral de l’auteur dans l’article.

          Vous trouverez sous ce lien et celui-ci des documents qui expliquent de façon pédagogique les conditions d’utilisation des licences Creative Commons.

          Creative Commons License
          Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

          Et si vous n’accordez aucune valeur juridique aux Licences CC, pourquoi les utiliser ? Pour piéger les gens ? Si ce n’était pas voulu, il existe des cours pour maîtriser les outils informatiques...

          Je me permets cette pointe d’ironie parce que j’ai trouvé vos commentaires, sur le site, par email, et sur le forum, excessivement méprisants et hautains.

          Ces remarques ne retirent pas le fait que nous avons commis une erreur : en effet, nous n’avons pas vérifié que l’auteur de la photo avait lui-même tous les droits requis pour publier son œuvre.

          J’espère que depuis le temps vos humeurs respectives se sont apaisées et que vous comprenez quelle fut ma consternation en vous lisant.

          Sur ce, bonne continuation,

          G. B.

          PS : Pas besoin de Creative Commons pour signaler le "droit de regarder et rien d’autre". Flickr permet d’ailleurs d’indiquer que tous les droits sont réservés pour une photo.

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