Et si l’épuisement des réserves de pétrole accélérerait le réchauffement climatique ? La flambée des prix de l’or noir et la crise du gaz russe parlent en faveur de cette hypothèse. Depuis 25 ans, la production mondiale de charbon a augmenté de 78%, selon l’institut mondial du charbon.
Alors comment expliquer une telle hausse ? « On appelle cela le phénomène de l’offre et de la demande », répond Jean-Paul Tisot, président de l’Union Française des Géologues. « C’est une question de disponibilité des ressources. Les productions de pétrole et de gaz ne suffisent plus et les prix augmentent. De l’autre côté, le charbon est abondant avec des prix très bas », explique ce professeur de l’Ecole Nationale Supérieure de Géologie.
Avec l’Inde et la Chine comme principaux consommateurs, le charbon semble avoir de beaux jours devant lui. Le débat sur le climat n’en est que mieux relancé. Alors comment rendre cette énergie fossile moins polluante ? « Il faut réussir à l’exploiter grâce à des centrales thermiques qui n’émettent plus de CO2. Ce dernier est retenu dans la cheminée, puis stocké dans la terre », affirme Jean-Paul Tisot.
Malgré son potentiel économique, le charbon reste très impopulaire par son côté polluant. Mais, avec un pétrole parfois trop chère, un gaz monopolisé par la Russie et des énergies renouvelables encore trop timides, l’avenir de la pierre noire semble assuré. Au grand dam des écologistes.